| dimanche 24 août 2008, a 17:18 |
| Pour Sophie D. |
Dès notre première rencontre, tu t'es confiée à moi. Tu m'as fait confiance et tu m'as aussi dis que si tu t'accroche c'est pour de bon. Cette soirée s'est passée dans la confiance et l'échange. Voir les similitudes de notre problème d'anerexie nous à fait aussi découvrir plusieurs points communs. Au fil de nos discution, nous avons aussi été très proche dans nos émotions.
Quelle engoisse, quand tu est partie en ambulance et que personne ne voulait rien me dire. Puis tu es revenue le soir même, quelle joie, j'étais heureux de te savoir en vie. Puis un dimanche soir au retour d'un congé, tu t'ai précipité vers moi pour me faire la bise. J'étais vraiment touché de ton act.
Et puis il y a eu ce jeudi matin, je t'avais fait une petite lettre pour te donner du courage et de la volonté, mais ton entretien ne sait pas déroulé comme tu l'aurais voulu. Le soir tu n'avais pas le moral. J'ai essayé de te parler, de te réconforter. J'ai même réussi à faire parler ton coeur. Ce sera notre secret. Il y a eu aussi le papier que tu m'a donné dans lequel tu parle de notre relation, mais aussi de ton envie de partir. En lisant ce mot, je n'ai pu retenir mes larme, et je t'ai demandé si par rapport à nos discussions tu me prenais pour un con ou si tu croyais en moi. Tu as hésité et pour finir tu m'as dit que tu avais envie de croire en moi. Tu t'es fait aussi beaucoup de souci pour moi lors de mon appel au secours. Je n'ai pas réussi à te promettre de ne rien faire, mais je t'avais promis de revenir.
Et puis, il y a eu ce famaux vendredi noir, ben là, la bêtise c'est moi qui l'ai faite. Dès mon retour, je ne pensais qu' revenir pour tenir ma promesse et pouvoir t'aider. Lors de mon retour ce moment à été magique, nous avons échangé nos angoisses, nos peurs, nos émotions. Des larmes, des larmes et encore des larmes, ce momentà été rempli de complicité et de frande amitié. Après plusieurs passages devant le psy ce qui m'a fais le plus mal c'est qu'ils t'on dit de retourner dans ta chambre car tu avais une mauvaise influence sur moi. Quelle injustice!!!
Sur un coup de tête, j'ai décidé de partir le soir même, car je ne voyais pas l'utilité de rester plus longtemps. Sauf que je culpabilise de t'avoir laisée seule. J'ai été égoïste et j'aurais du rester pour te soutenir. Tu as voulu m'accompagner pour m'aider à préparer mes affaires, mais l'infirmière ne t'a pas laissé. nous sommes resté en larme sur le pas de la porte à se serrer très fort. Ce moment me parait si lointains et dire que c'était le dernier moment de notre rencontre...Notre dernier moment...Maintenant, je me pose beaucoup de question qui, resteront sans réponse, cela ne sera pas facile à accepter mais je dois désormais vivre avec....
Sophie je t'en veux d'être partie comme ça, tu n'avais pas le droit de me laisser. La vie sans toi ne sera plus jamais la même. J'espère que de la ou tu es tu peux te rendre compte a quel point tu me manque. Ton visage, tes yeux, ton sourir resteront toujours dans mon coeur.
Sophie D. n'est plus de ce monde. Elle nous a quitter le samedi 26 avril 2008. |
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| dimanche 24 août 2008, a 15:20 |
| Ma journée du 25 avril 2008 |
Pour pouvoir parler au mieux de cette journée, je vais revenir quelque jour en arrière. Le lundi, je suis en rendez-vous avec le médecin et nous faisons le point sur le week-end écoulé. Avec ma femme nous racontons notre week-end à la maison et nous parlons aussi des difficultés rencontrées. Durant la séance, le médecin me parle du prochain week-end qui va être un week-end "test". Je dois rentrer à la maison le vendredi soir pour revenir le lundi matin pour faire le point et quitter l'hôpital. Comme le week-end qui vient de passer ne sais pas très bien passé, ce nouveau programme me semble très difficile voir impossible. Je me sens pas du tout près à être hors de l'hôpital si longtemps. Toute la semaine, je suis angoissé, nerveux et stressé par ce week-end. A plusieurs reprises, je parle aux infirmiers de mes soucis et je fais part de mon souhait de ne pas sortir le prochain week-end. Pour me rassurer, le personnel infirmier me répond de ne pas me faire de soucis et qu'en aucun cas après le week-end, je serai renvoyé à la maison. Toutes ces parole ne me rassure pas et renforce mon sentiment de ne pas être entendu. Pour moi les paroles du médecin ont été très clair. Je me mets à réflechir à une solution pour ne pas partir en week-end. Très rapidement, je pense à prendre des somnifères mais je ne sais pas trop quand le faire. Deux idées emmergent, soit je les prends vendredi juste après le repas de midi, soit directement le vendredi matin un peu avant le passage des infirmiers pour le reveil. C'est l'idée n°2 qui me semble la plus sur pour moi car elle est prévue juste avant le passage de quelqu'un.
Je parle de mes soucis de week-end et des somnifères aux deux Sophie. Elles essayent de me convaincre de ne pas le faire et d'en parler encore au personnel soignant. Mercredi et jeudi soir, je tente d'en parler avec les infirmières présentes mais encore et encore je ne suis pas entendu. Le jeudi soir je passe toute la soirée à discuter avec Sophie D. Elle tente de me convaicre de ne pas faire de bêtise, elle a peur pour moi et ne veut pas que j'aie mal calculer mon coup et que je meurs. Pour moi, il me semble pas qu'il y a un risque et je suis comme conditionné. C'est la seule solution. Je me mets au lit et mets mon reveil à 6h00 du matin de façon que je prenne les somnifères assez tôt pour qu'ils fassent effet lors du passage des soignants. 6h00 du matin, le reveil sonne, je me rends au lavabo et prends la bouteille de somnifère que se trouve dans ma trousse de toilette. Je vide la moitier du flacon dans un verre rajoute un peu d'eau et hop je bois d'un trait. j'enfile un training, mets mon portable dans ma poche et place la bouteille de somnifère sur la table de nuit. Je me replace dans mon lit et j'attends. J'entends qu'on m'appelle, je sens qu'on me secoue mais je n'arrive pas à ouvrir les yeux ni à parler. J'entends qu'on me place dans une ambulance et qu'on essaye de me tenir reveillé. Mon coeur s'emballe et j'entends l'ambulancier qui demande au chauffeur de ne pas trainer. C'est avec les sirènes que je suis transporté à l'hôpital. Je garde que très peu de souvenir de mon passage aux urgences. Je reprends un peu conscience aux soins intensifs. Je n'ai pas consience de tout ce qui vient de se passer ni de l'heure qu'il est. Je passe rapidement quelques téléphones et SMS pour rassurer ma femme et mes amis. Vers 18h, je suis rapatrié sur l'hôpital psychiatrique ou un comité d'accueil m'attend. Je passe rapidement devant le médecin et mon infirmière référente qui me signifie que je serai gardé en chambre jusqu'au lundi et qu'après comme prévu je devrais quitter l'hôpital. La 1ère impression que j'ai c'est celle d'un tribunal. Je viens de passer devant le juge et la peine est prononcée. Je m'effondre en larme, que c'est dur à entendre décidement ils n'ont rien compris à mon appel au secours. En sortant du "tribunal" , je croise Sophie D. et la serre dans mes bras. nous pleurons tous les deux. Je suis rapidement placé dans une chambre mais pas la mienne, car elle est fermée à clef. Je suis autorisé à prendre mon repas au réféctoire avec les autres. Je suis assis à une table avec Sophie et nous parlons, parlons, le temps nous semble passer trop rapidement. Je suis à nouveau pris pour un entretien, c'est seulement à ce moment qu'on me demande pourquoi j'ai fais cette bêtise. Enfin je vais être entendu, mais au final ce n'est pas le cas. C'est une grande désillusion quand on me dit que si j'ai assez de ressource pour faire une bêtise je suis assez solide pour rentrer à la maison lundi. Ces propos me tombe dessus comme un coup de massue ce qui me mets en colère. Je parviens enfin à exprimer au médecin ce que je ressens. Je fini par lui dire que je veux quitter l'hôpital ce soir et non lundi. Je lui dis aussi que j'ai fais un appel au secours et que j'en assumerai les conséquences mais qu'il faut aussi que le personnel soignant à qui j'avais demandé de l'aide en tire eux aussi les conséquences. Cette dernière phrase m'a paru ne pas lui plaire du tout et à mon infirmière non plus. A la fin de l'entretien, on nous laisse à Sophie et moi un moment pour discuter, que ça fais du bien. Je lui fais mes adieux et c'est sur une promesse de continuer à se soutenir qu'on se quitte. Je garderai toujours le souvenir du visage en larme de Sophie. Sophie a quitté ce monde le lendemain matin... Le soir même, je suis libérer de l'Hôpital pour le week-end et je dois revenir le lundi pour faire le point et quitter définitivement l'hôpital. |
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| mercredi 13 août 2008, a 13:19 |
| Lettre concernant l'hostipalisation |
Voici une lettre que j'ai écrite lors de mon hospitalisation à un ami imaginaire concernant mes rapports avec le personnel médical de l'hôpital.
Mon ami,
Je t'écris à toi car je ne sais pas comment faire sortir toutes ces choses qui sont à l'intérieur de moi.
Tu sais les rendez-vous avec le médecin ne se passe pas bien depuis de début. je n'ai jamias été en confience. Lors d'un entretiens on m'a accisé d'avoir couché avec une personne hôspitalisée avec moi. je me suis senti agressé et les diverses remarques qui ont suivies n'ont fait que renforcer ce sentiment d'agression. en resortant de l'entretien, je me suis senti très en colère et blessé qu'ont m'accuse de quelque chose que je n'ai pas commis.
Les entretiens qui ont suivit ont pour moi été terrible, Ils étaient précèdés d'angoisse et de peur. j'avais l'impression que tout ce que je pouvais dire se retournai contre moi, et, lors de certaines déclarations, je me sentais rabaissé. J'avais le sentiment d'être un mauvais père, qu'on m'enfonçait la tête encore plus sous l'eau.
De ces entretiens, il ne reste que frustration, bloquage et je me sentais deçu et en colère. En aucun cas, j'avais l'impression d'être aidé, dirigé et appuyé.
Lors des entretiens avec L. (infirmière), j'arrivais à parler de mes peurs face aux médecins et j'arrivais à avoir des éléments de réponse par rapport aux choses qui m'étaient demandées. J'arrivais à me libérer de certaines de mes émotions et du fait de ne pas me sentir entendu et rabaissé. Ce qui me rends frustré c'est que lors des entretiens avec les médecins, jamais elle n'a réussi à m'aider alors que j'étais dans un état de bloquage. Elle aurait pu me mettre sur des sujets discutés en entretien.
Vers la fin, j'avais l'impression que de toute façon que ça se passe bien ou pas pour moi, la décission de mon départ était déjà prise avant l'entretien. Encore une fois je fus pris d'angoisse, de frustration, de bloquage, j'avais envie de fuire cette situation. Certaines questions comme mon avenir, ma médication, le suivit psy m'ont complètement bloquées. Il me semble que les médecins se sont eux et pas moi et que ces élément devraient être sous forme de dialogue et non lancés à la figure comme des questions.
Je ne comprends pas que sur le conseil des infirmières, j'ai établi une liste de question distinée à ma famille et lorsque j'en ai parlé avec le médecin, celui-ci a trouvé l'idée très maivaise. Alors moi je fais quoi dans des ces conditions ? Il me semble surprenant aussi qu'étant envoyé par ma psychiatre, il n'y a pas eu de contact entre les médecins de l'hôpital et ma psychiatre.
Je n'arrive pas à débuter un entretien quand on me dit "il est 11h, on vous écoute". Je ne sais pas quoi dire, pas comment dire les choses et surtout je ne sais pas ce qu'on attend de moi. Alors, je sors des banalités et des élements pas forcément important. Je me sens perdu et que finalement on attend de moi qu'une date de départ comme si ils fesaient tout pour me dégouter. Ca m'a énérvé lorsqu'on m'a dit que pour certaines choses, je savais très bien comment faire suite à ma prise de somnifères. Pour moi mon act a été pris pour du chantage, mais moi je peux dire que c'était le résultat d'une souffrance et des angoisses liées à la prise en charge et que j'en avais régulièrement parlé durant la semaine.
La nuit de dimanche à lundi, j'ai tenté de mettre fin à mes jours avec un sac en plastic autour de la tête, mais au dernier moment l'instinct de survie m'a fait retirer le sac. J'ai tenté la manoeuvre à 5 reprises pendant la nuit ! Lors de la visite de ma famille le jour avant j'ai tout fais comme si c'était la dernière fois que je les voyais (bisous, photos, etc.)
Ca me semble bizarre que le dimanche, je suis trop fragile pour rentrer une journée à la maison et le lundi je dois ne plus l'être pour planifier mon départ. De plus depuis une semaine, je me sens à l'écart et ma situation ne préoccupe personne de l'équipe soignante.
J'ai fini par mettre par écrit certains problèmes car oralement on me prenais pas au serieux comme un problème de mobilité de la cheville, mes difficultés à dormir, etc.
A un moment s'est bien simple on ne m'écoute plus comme pour me faire payer le faite d'avoir pris des somnifères. Plus d'entretien avec l'infirmière, plus le droit de sortir de l'étage, pas de sortie le week-end, alors là ! ils étaient là ! Par contre dès que je parle de TCA il n'y a plus personne comme si c'était pas possible que ça m'arrive, moi un homme de 35 ans à la fin de l'hostitalisation j'avais perdu 50 kg.
Mon ami, je t'ai écris ces quelques mots car je suis révolté, en colère, triste et angoissé. Ca me soulage !
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| mercredi 13 août 2008, a 11:16 |
| Brochure |
Une petite aide pour les proches.
www.aba.ch |
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| samedi 09 août 2008, a 17:22 |
| Hospitalisation |
Le soir même de mon 1er jour d'hôpital, je rencontre un médecin qui me voit 3 minutes et me dit que je serai suivis normalement deux fois par semaine. Je reste dans ma chambre et je suis un peu KO, tout arrive trop vite et je me rends pas compte de ce qui me tombe sur la tête. Lors du souper je prends mon plateau et me mets seul à une table. Les autres pensonnaires se placent à d'autre tables. Dès que j'ai terminé mon plateau, je le replace dans le chariot et retourne dans ma chambre. Je passe toute la soirée et le lendemain couché sur mon lit et ne sors de la chambre que pour prendre les repas, la douche ou pour prendre un gobelet de thé. Ce n'est que le dimanche soir que je suis resté un peu au salon, je me force a rester, tourne en rond et enfin décide à parler à deux filles qui se trouvent à une table. Il y a Sophie qui lit un livre et marque beaucoup de paragraphe au stabilo et Susana qui elle fait un sudoku. Je ne sais pas si il faut parler de mon problème ou si le sujet est tabou. Moi je ressens le besoin d'en parler et les filles aussi. Que ça fait du bien de pouvoir parler et de ce reconaitre dans ce que vit l'autre.
Le mardi, je rencontre pour la deuxième fois le médecin. De nouveau, je suis étonné de cet entretien. On me demande ce que j'attends de l'hôpital, comment je vois la suite et surtout quand je pense sortir. Une fois de plus je suis ko debout, je ne sais pas quoi répondre, pour moi c'est beaucoup trop compliqué d'imaginer le futur. Ce qui me rassure c'est que pas mal de pensinnaires sont comme moi et ne comprennent pas. Ce qui est, et sera compliqué, est que tous les entretiens se dérouleront de la même façon. je ne sais pas si c'est exprès, mais moi j'arrive pas. Quand on me dit il est 11h je vous écoute...
Après deux semaines, une nouvelles fille vient d'arriver, elle est de ma grandeur mais encore plus maigre que moi. Je la vois parfois lors des repas quand les infirmiers ouvrent sa porte pour lui donner son repas. Un soir elle n'est plus enfermée dans sa chambre, elle est assise devant la TV et plus je la regarde plus je trouve qu'on à les mêmes problèmes et qu'on est la pour les mêmes raisons. Je fais part à Sophie et Susana de mon envie de discuter avec cette nouvelle pensionnaire. Mes deux copines m'encourage à aller vers elle, alors je prends mon courage à deux mains et me voilà à discuter avec cette fille qui porte aussi le prénom de Sophie. Maintenant nous sommes 4 à nous retrouver régulièrement à discuter. Il y a Sophie G, Susana et maintenant Sophie D, nous sommes à présent 4 à tout partager. Nos discutions sont pour moi très importantes, elles me montrent que je ne suis pas seul et qu'il y a aussi d'autres personnes qui sont touchées par la dépression et un TCA. Nous discutons de sujets très variés et aussi bien de sujets privés que du contenu du journal. Ca fait un bien fou, et je commence aussi à aborber mes problèmes de TCA. Problèmes que semblent ingnorer les infirmiers. Pour eux je suis là pour une dépression et on me fais compendre que l'hôpital ne peux rien faire pour mes TCA et que c'est mon problème si je veux terminer avec un tuyau dans l'estomac pour me nourir. Lors d'un entretien, le médecin m'a clairement dit celà. Rien de tel pour me faire encore plus plonger. |
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| lundi 21 juillet 2008, a 13:21 |
| Le début de l'hospitalisation |
Jeudi 27 mars 2008, 14h00, je me présente accompagné de ma femme à la récéption de l'hôpital psychatrique. Je m'annonce auprès de la récéptioniste qui entre plusieurs appels téléphoniques me dirige vers le secteur qui va me prendre en charge. Je suis très anxieux et un peu tendu par cette situation inconnue. J'arrive à l'entrée de l'unité qui se trouve dans une maison annexe de l'hôpital. Cette maison comporte deux unités de deux étages chacune. la porte est fermée à clef. Nous sonnons et attendons. Mon coeur bat de plus en plus vite, je suis à la limite des tremblements. Une infirmière vient nous ouvrir, nous voyons son ombre par la vitre de la porte. Elle nous fait entrer dans l'unité, nous place dans une pièce et nous prie de patienter. La pièce est assez petite, elle est composée au centre de deux petites tables ronde et d'environ huit chaises réparties autour des deux tables. Nous attendons là assis depuis 20 minutes quand la porte s'ouvre. Je vois rentrer dans la pièce un grand type cheveux bruns, yeux bruns accompagné de l'infirmière qui nous a reçu. Ils se présentent tous les deux le grand type c'est le médecin et l'infirmière ce sera mon intirmière référante durant mon séjour, je l'appellerai Lise. Le médecin me demande ce que j'ai et quel est mon but dans cette hospitalisation. Je suis surpris par ces questions du fait que j'ai été envoyé par ma psy et je pensai qu'il était en possession de mon dossier. Cet entretien "d'arrivant" se passe pas trop mal, je vois l'infirmière qui prend beaucoup de note cela me rassure quand à ma prise en charge. Nous terminons l'entretien et nous dirigeons vers ma futur chambre. Je pénétre le premier dans cette pièce salue mon compagnon de chambrée et dépose mes affaires sur mon lit. Je suis toujours accompagné de ma femme et après les explications, c'est ma femme qui pose des questions, moi j'en suis incapable. Je me sens comme abasourdi par la situation, je suis dans un autre monde et je suis sans me rendre compte incapable d'enregistrer toutes ces informations. Lise nous fait faire ensuite le tour de l'unité en expliquant les divers locaux visités (WC - douches - salon - réféctoire - local infirmier - etc.). Une fois la visite terminée, nous retournons dans la chambre pour subir la fouille de mes affaires. On me retire mon rasoir - mes médicamments - mon argent - mes papiers d'identités. Mes affaires sont alors inventoriées et placées dans un coffre à l'intéreur du bureau des infirmiers. La fouille terminée, je me retrouve dans la chambre avec ma femme je ne sais pas trop quoi lui dire c'est un peu confu dans ma tête, je n'est plus de repère et me sens très vulnérable. Après m'avoir réconforté et m'avoir seré très fort dans ses bras ma femme repart à la maison. Je reste seul dans cette chambre, un peu perdu, ne sachant pas quelle attitude adopter. Je me couche sur le lit et commence à détailler cette pièce en entrant sur la droite il y a un lavabo et à gauche un WC avec seulement un rideau pour avoir son intimité. Derrière le mur du lavabo, il y a mon lit suivit d'un bureau. De l'autre coté en face de mon lit, je découvre une armoire avec en suivant le lit de mon voisin. On trouve enfin une fenêtre en face de la porte, je m'approche et m'apperçois qu'elle ne s'ouvre pas. Seulement une partie au bas de la fenêtre peux s'ouvrir pour laisser passer un peu d'air. en réféchissant un peu, je compare l'admission dans cette unité psychiatrique à une entrée en prison, tout me rappelle mon travail. en effet je suis agent de détention. |
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| mercredi 09 juillet 2008, a 15:58 |
| Messages à mes lecteurs |
La suite de mon histoireva bientôt arriver. en attendant, vous pouvez volontier me laisser un comentaire. |
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| lundi 07 juillet 2008, a 16:23 |
| Le début de ma thérapie |
Le lundi 7 janvier, je me rends à ce rdv, je suis anxieux de me retrouver dans cette pièce avec à l'entrée 1 bureau avec 2 chaises et dans le prolongement 1 fauteuil et 1 canapé en cuire blanc. Ma psychiatre me prie de prendre place sur l'une des deux chaise et elle s'installe en face moi à son bureau. C'est une femme jeune environ la trentaine qui commence a me questioner. Nous passons en revue toutes les questions administratives, et je commence à lui raconter mon histoire depuis le début de ma baisse de forme. Je suis surpris et soulagé de voir et d'entendre ses réactions. Elle m'aide beaucoup pour trouver les mots justes dans lesquelles je me retrouve. Elle m'explique ensuite qu'elle s'occupera de moi pour tout ce qui concerne la médication, mais que le suivit psychologique sera effectué par une psychologue. Je termine ce 1er rdv avec un nouvel anti-dépresseur, un nouvel anxiolitique, et un arrêt de travail. Je prends rdv avec sa collègue psychologue pour le jeudi suivant. C'est une personne assez jeune qui me reçoit et je recommence à lui raconter mon histoire comme je l'ai fais 4 jours plus tôt. Je suis suivi de façon hebdomadaire et lors de ces entretiens nous discutons surtout de mon problème de dépression et très peu de mes TCA. Mes deux psy me propose de me faire suivre par un spécialiste pour tous mes soucis d'alimentation. Elles me donnent les coordonnées d'un médecin de renom et me prie de prendre contact avec lui. Comme je suis persuadé que mon alimentation n'est pas problématique, il me faut simplement recommencer à manger et ne plus me faire vomir. Je garde les coordonnées et prends enfin rdv au début du mois de février. J'arrive a avoir un rdv pour la 6 mars. Entre temps, je continue à être suivi soit par la psychiatre soit par la psychologue. lors des entretiens je mets en évidence des problème liés à la perception que les gens ont de moi. J'ai toujours l'impression d'être jugé.
Par exemple :
si je suis assis sur un banc, aller au café, ce qu'il y a dans mon caddie de supermarché, dans la rue,etc.
Mon moral et ma motivation ne s'améliorent pas, au contraire, je passe la plus part de mon temps sur le canapé et et je refuse même de m'alimenter. Tout me pèse et me demande de gros efforts, le bruit des enfants, les amis qui viennent à la maison et même mes activités de sapeur-pompier. Je trouve des excuses pour tout, je ne supporte plus de faire semblant et de devoir "paraître"devant les gens. Je n'arrive toujours pas à parler de mes problèmes à mes amis ou à ma famille. Je cache à tout le monde ma dépression et mes TCA. Vers la fin février, ma psychiatre me propose une hospitalisation afin de créer une coupure et pour me permettre de me reposer. J'accepte car je suis persuadé que cette coupure sera bénéfique pour ma dépression mais aussi pour mes problèmes alimentaires. Elle me demande de rester à disposition de façon à être là dès qu'une place se libère. C'est à ce moment que j'en parle à ma meilleure amie, qui elle, à une réaction qu'un malade peux et veux entendre sans jugement ni conseil comme des "tu n'as qu'à, il faut que". Merci Carole pour ton soutien et tes encourageusements.
Le 6 mars, je me rends chez le spécialiste des TCA. Je me trouve dans une salle d'attente remplie de personnes de fortes corpulences, un sentiment de gêne m'envahi. Je suis reçu par une personne froide qui me semble complétement détaché à ce que je dis. Je passe à nouveau à la questionnette, et je passe des examens durant plus de 2 heures. A la fin, le spécialiste me demande d'attendre la fin de ma future hospitalisation pour pouvoir me suivre. Il désire notament avoir un rapport psychiatrique pour connaître ma personnalité. En attendant il fera suivre un rapport et les résultats des analyses à mon médecin. Autant dire que je ne le reverai pas. A chaqun de mes rdv avec ma psychiatre, elle me dit qu'elle téléphone tous les jours, mais qu'il n'y a pas de place pour l'instant, que l'Etat ayant moins d'argent il y a moins de lit disponible, bla bla bla. Le 26 mars je suis en rdv avec ma psychologue et lui dis que je n'en peux plus, que je trouve étrange que depuis le temps il n'y a pas eu de place pour moi à l'hôpital, je lui demande si il faut que je fasse une bêtise pour être pris au serieux. En effet, cela fait plusieurs semaine que je parle de tentative de suicide, de me faire du mal.
Le 27, soit 1 jour après, je rentre à 14h à l'hôpital psychiatrique.
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| dimanche 06 juillet 2008, a 21:14 |
| Le commencement |
Je commence mon histoire dans le courant de l'année 2006. Je suis réguliérement suivi par mon médecin de famille pour une pression trop élevée. Il me répéte que ce problème peut se régulariser en perdant du poids. J'essaie à plusieurs reprises et des différentes façon de trouver un poids qui me convient. Je mesure 174 cm et pèse alors 108 kg. Je suis marié depuis 2003 et papa d'un garçon de 2 ans. Toutes ces tentatives de perdre du poids ont été des échecs, j'ai repris tous mes kilos perdus. Je suis sapeur-pompier volontaire et lors des exercices et interventions, je me sens lorsque l'activité devient trop physique en dessous de mes collègues. Dans mon activité professionnelle, je subis souvent des remarques ou des allusions de la part de mes collègues. Le regard des gens dans la rue m'est pénible, car je me sens jugé et dévalorisé, comme si le fait d'être gros me pénalise. En fin d'année 2006 suite à de trop nombreuses remarques, je demande un changement de service. Et c'est le 1er janvier 2007 que j'intègre une nouvelle équipe. Les premiers mois se passe très bien, je me sens très à l'aise avec mes nouveaux collègues. Mais dès le mois de mars, je sans une grande fatigue et un manque de motivation pour tout. L'appétit n'est plus là et je me contente de picorer surtout des légumes. Lors des repas de service que je prends avec mes collègues de travail, ceux-ci me pose beaucoups de questions sur la raison de mon régime. Afin de ne plus subir ces interrogatoires, je me remets à manger un peu plus et je me fais vomir. Ma perte de poids commence et je perds environ 1 kg par semaine.
Vers Pâques, je commence à flotter dans mes habits, ce qui déclanche de nouvelles vagues de questions de la part de mes amis et de mes collègues. Je leurs réponds avec fiereté que j'ai changé la façon de m'alimenter et que je fais du sport. En effet, pour perdre encore plus rapidement du poids, je fais du vélo entre 2 et 3 fois par semaine. C'est dans la même période que je parle à mon médecin de mon manque de motivation, de ma fatigue, mais je lui parle des vomissements comme si cela venaient tout seuls, en aucun cas que je me fais vomir. Le médecin diagnostique une dépressionet me préscrit des anti-dépresseur et des anxiolitiques comme somnifères car en plus de tous ça je n'arrive plus à dormir. Dans mes nombreuses discussionsavec le médecin, on met en évidence mon inquiétude pour la naissance de mon 2ème enfantsainsi que des soucis finenciers en relations avec la naissance. Dans le courant du mois de juillet, j'assiste à la mise au monde de mon 2ème fils, évenement que je fête avec mes parents et des amis. Lors de cette fête, je ne me sens pas concerné et je n'arrive pas à me concentrer sur les discussions. Je continue à voir régulièrement mon médecin et lui parle toujours de mes vomissements, celui-ci me préscrit des anti-vomitifs, mais je ne les prends pas et lui dis qu'ils ne font pas d'effets. Ma vie devient de plus en plus pénible, tout me demande de gros efforts et je dois tous les jours mettre en place des plans pour me faire vomir. Mon visage est de plus en plus marqué, mes joues se creusent et j'ai des cernes sous les yeux mais j'aime la sensation d'avoir le ventre vide d'entendre les grenouilles lorsque je me couche et le sentiment de maîtriser mon corps. Au travail, je quitte la table bien avant mes collègues pour être seul au wc, à la maison, je change d'étage pour ne pas être entendu. Ma dépression et mon trouble du comportement alimentaire me fais honte, je n'ose pas en parler ni à mes amis ni à mes collègues et même ma famille n'est pas au courant. Seulement ma femme et une collègue de travail avec qui je fais les trajets sont au courant, mais je n'arrive pas à trouver le soutient attendu auprès de ces personnes. J'ai l'impression que je ne vais pas m'en sortir même si je suis persuadé que je vais arriver à manger et cesser de vomir dès que je l'aurais décidé. Je m'isole de plus en plus, ne participe plus au discution, tout me fatigue et me semble des montagnes sauf mes sorties en vélo.
En fin d'année, je travail beaucoup, j'accumule les heures ce qui m'oblige à dire la vérité à mon médecin au sujet de mes vomissements. Il se montre très surpris et me dit qu'il n'avait pas du tout pensé a des TCA car je suis un homme, si j'avais été une femme, il aurait diagnostiqué cette maladie avant. Le docteur me dit que c'est trop compliqué pour lui de continuer à me suivre, qu'il n'a pas la formation nécessaire pour cela. Il me donne les coordonnées d'une psychiatre et me dit que la démarche doit venir de moi. Il me faut plus d'un mois pour arriver à prendre contact, je trouve toutes sortes d'excuses pour le pas le faire. Je fini par avoir un rendez-vous pour le 7 janvier 2008... |
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| vendredi 04 juillet 2008, a 06:41 |
| Ouverture du blog |
Bonjour à tous,
j'ai envie de vous écrire un peu de mon histoire mais pas forcément toute mon histoire seulement depuis le début de ma dépression et de mes troubles du comportement alimentaire. Mon histoire passe par des moments qui pour moi ont été terrible comme les 8 mois de "Paraître" avant que je ne sois obligé d'interrompre mon activité professionnelle ou les 7 semaines d'hospitalisation. Je passe maintenant encore par des momants difficiles, mais j'ai envie de vous transmettre un peu de ce vécu qui je l'espère pourra aider les personnes qui se retrouveront dans mon histoire. |
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